Notre cerveau est souvent comparé à une tour de contrôle, qui se
contenterait de traiter les informations reçues de nos sens et de nous
faire réagir de la manière la plus rationnelle possible. Mais c’est loin
d’être aussi simple. Avec les ressources limitées dont il dispose, cet
extraordinaire organe joue constamment avec notre perception de la
réalité : il capte les informations, les filtre, les prévoit, créant des
raccourcis afin de faire face avec économie aux innombrables stimuli,
choix et problèmes auxquels notre environnement nous confronte. C’est ce
qui fait sa force… mais aussi sa faiblesse. Les trompe-l’œil, les
illusions d’optique et les tours de magie, qui déjouent nos prédictions,
permettent ainsi de rendre palpables les mécanismes de la perception,
et les mille et une manières dont ceux-ci peuvent induire en erreur.
L’étude des biais cognitifs, elle, met en lumière à quel point nos
automatismes de pensée, le plus souvent pertinents, peuvent parfois
fausser nos raisonnements et prises de décision…